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JUIN 2009 - AOC Coteaux varois - Château d'Ollières
L'histoire du domaine

Dès l'Antiquité, les Romains s’installent sur cette étape de la Voie Aurélienne, route majeure pour Rome, et bâtissent un premier village dont les ruines sont encore visibles en contrebas du château.

Pendant presque 1000 ans, le château d'Ollières reste dans la même famille, les Félix d'Ollières, dont la devise est symbolisée par FFF (Felices fuerunt fideles, les Félix ont été fidèles), que l'on retrouve sur toute la propriété.

Dès 940, les fondations du château médiéval sont établies sur un éperon rocheux : murs d'enceinte et donjon sont toujours debout aujourd'hui. Le portail classé de l’église d’Ollières date aussi de l'époque carolingienne : orné de motifs géométriques simples, il témoigne de l’influence byzantine et l’époque des Croisades où le monde occidental ramenait des trésors d’Orient.
À la fin du Moyen-Age et à la Renaissance, les seigneurs d’Ollières décident de repeupler le village décimé par les grandes pestes noires et les guerres interminables. Ils font appel à des maîtres verriers italiens qui exploitent les sables et les argiles d’Ollières, embellissent les habitations et apportent le raffinement des cours italiennes…
La Provence est rattachée à la France vers 1500, et pour soumettre les seigneurs au pouvoir royal, Richelieu impose en 1630 de raser le château-fort pour reconstruire des jardins à la française, des bâtiments d’agrément et de réception, avec force fenêtres et salons. Le Château prend son visage d’aujourd’hui…

Au XVIII°, siècle des Lumières, le château est doté d’une bibliothèque et d’éléments exotiques dans les jardins : c’est vraisemblablement à cette époque qu'est planté le cèdre du Liban, aujourd’hui tricentenaire. Le « petit Versailles » est construit dans l’esprit du petit Trianon : une chaumière avec bassin, jardins à la française et parc, à l'écart du château.

La Révolution épargne le château car le comte d'Ollières en épouse les idées. Il commande aux armées de Napoléon, et ajoute des détails romantiques au château : réplique de cheminée médiévale monumentale dans le grand salon, chapelle néogothique et une tour crénelée derrière le donjon.

Au XX° siècle, avec la mort de la dernière marquise d’Ollières, le château est acquis par la famille de Pierrefeu et deviendra un lieu de résistance. Aujourd’hui, le château appartient à la famille Rouy.

Les caractéristiques du domaine
La vigne :
Le terroir est issu de l’union magique d’une terre, d’un climat et d’un vigneron.
La terre de Provence est riche et contrastée, son climat rude et vivifiant : le vignoble du Château d’Ollières jouit d’un climat continental, tempéré par l’influence bénéfique du mistral et un fort ensoleillement toute l’année.
Situé entre deux montagnes qui culminent à plus de 1000 mètres, le Château d’Ollières appartient à une région de piémont propre à l’élaboration de grands vins. Les hivers rudes permettent un repos végétatif. L’été est marqué par une amplitude thermique importante (journées chaudes et nuits froides) qui participe grandement à l’équilibre, caractéristique de ces vins.
Les coteaux argilo-calcaires du château d’Ollières, abrités par le Mont Aurélien, sont propices à une agriculture raisonnée : taille courte afin de limiter et contrôler les rendements, travail des sols afin de les aérer et d’entretenir une vie micro-biologique, utilisation exclusive d’engrais organiques pour que le terroir s’exprime librement, réduction des traitements puisque le soleil et le vent protègent les vignes des maladies.

Les cépages :
Ces deux dernières années au château d’Ollières ont été marquées par une politique de plantation très importante: 14 ha de vignes ont ainsi été replantés.
Pour relever ce défi titanesque , chaque parcelle a été rigoureusement analysée afin d’y planter le cépage qui s’y exprimera le mieux. Ce choix de renouveler l’encépagement a été décidé dans une perspective qualitative très marquée. On retrouve ainsi les cépages suivants : Grenache, Syrah, Cabernet Sauvignon, Vermentino, Cinsault, Rolle, Vieux Ugni blanc et Carignan. Dans une époque où l’on parle surtout d’arrachage, la famille Rouy parie sur l’avenir et sur la riche diversité de ses cépages et de ses terroirs. Pour elle la qualité de la production, c’est d’abord et avant tout la qualité des vignes.

La viticulture :
Le vin est le résultat d’un patrimoine et d’une culture…
La vigne a une longue histoire au château d’Ollières car voilà 2 siècles que les vignerons d’hier et d’aujourd’hui travaillent sur le domaine avec patience et passion.
Le fruit de cette histoire fait régner en maître l’esprit vigneron au Château d’Ollières. Le respect des traditions, allié aux techniques vinicoles d’avant-garde leur permet de produire un très grand vin de Provence dont la notoriété ne cesse de croître.
Les vins rouges et blancs sont exclusivement récoltés à la main dans des petites caisses de 20 kg, comme dans les plus grandes appellations, afin de respecter au maximum l’intégrité des grappes de la vigne à la cuverie.
Quant aux rosés, pour lesquels ils recherchent avant tout la fraîcheur, le fruit et la souplesse, ils sont vendangés de nuit. Les raisins sont ainsi rentrés entre 4°C et 7°C. Ce travail, exigeant et délicat, est accompli pour obtenir toujours plus de qualité.

La vinification et l'élevage :
Après la vinification, où chaque cuve est suivie individuellement et quotidiennement par le maître de chai et l'oenologue, débute la phase tout aussi cruciale de l’élevage.

C’est sous des arches en pierre datant du castrum médiéval que vont s’épanouir et s’exprimer les vins jusqu’au jour où il est décidé, par un suivi gustatif très régulier, de les mettre en bouteille afin que le savoir-faire, la passion et l'amour du terroir provençal de la famille Rouy parviennent jusqu’à vous.